POUR LE DEVELOPPEMENT D’UN
FONDS PRIVE SUR LES MIGRATIONS.
AncrAges réunit des personnes qui sont sensibles aux
questions de l'altérité, qui souhaitent inscrire
la question migratoire dans le patrimoine national et promouvoir
le développement équitable des savoirs sur les
migrations.
Notre démarche ne s’apparente pas à un
devoir de mémoire mais à vocation à promouvoir
le travail de mémoire sur les questions migratoires.
Travail rendu possible par la multiplicité et la diversité
des sources mises à disposition de l’historien.
Le recours à la mémoire serait justement un moyen
de « rompre » avec les discours qui ont réduit
depuis plus de vingt ans la question de l’immigration
à un problème. Nous nous inscrivons donc dans
un usage entreprenarial, qui vise à produire une plus
value symbolique par la production et la promotion de projets
patrimoniaux à visée civique et pédagogique.
Des parcours migratoire aux personnes issues de…, qui
reçoivent la migration en héritage, chacun détient
une part d’expériences et de savoirs. De l’héritage
au partage, AncrAges promeut l’idée de relever
le défi d’une co constrution des sources de connaissance
sur les migrations en mettant à contribution les migrants,
eux-mêmes. Il s’agit de faire appel à la
mémoire des communautés et des individus pour
constituer un fonds d’archives privées sur «
l’expérience migratoire ». L’évocation
des causes de départs puis des conséquences, notamment
en matière d’acculturation, processus qui implique
la réinvention des identités et des cultures.
Equitable, car il s’agit que les migrants et leurs descendants
apportent leur contribution à ce fonds culturel et patrimonial,
qu’ils puissent éviter la folklorisation de leur
culture d’origine et contribuer à l’inscription
de leur parcours au sein du patrimoine national.
Pour AncrAges, il s’agit de participer à la capitalisation
patrimoniale des parcours migratoires et d’accompagner
ces archives privées vers les fonds patrimoniaux publics.
Sauvegarder la mémoire des migrants, notamment ceux issus
des migrations post-coloniales participe de la volonté
pédagogique d’appréhender les modes de peuplement
en France et de permettre une multiplication des sources dont
les migrants et leurs familles ne sauraient être exclus.
Notre démarche est également motivée par
le constat préoccupant du risque de disparition de nombreux
documents personnels, souvent trop fragiles parce qu’ignorés
ou éphémères.
Les modalités de mises en œuvre prévoient
la mise en partage sur le site, de témoignages, de données
iconographiques et sonores. Sur la base d’une démarche
raisonnée des parcours migratoires et des ancrages sur
le territoire national, nous découvrirons les hommes
et les femmes témoins et acteurs de l’expérience
migratoire. La base de données élargie est constituée
des cahiers de vie. Ils interrogent ce qui a fait sens dans
le projet migratoire et sa réalisation pour chaque témoin.
Ces cahiers serviront le développement de supports culturels
et pédagogiques.
Pour ceux qui n’ont pas vécu directement l’expérience
migratoire mais qui l’ont reçu en héritage,
c’est la question de l’ancrage en France qui se
pose. Comment s’est construite la légitimité
à être français, comment peut-on être
français ? Quels sont les éléments constitutifs
à l’identité de chacun, quels processus
et quelle interpénétration avec les autres composantes
? Quelles identités plurielles et réinventées
et à partir de quelles valeurs ?
Chaque récit de vie a vocation à illustrer les
enjeux et la nature des échanges, dans un esprit de réappropriation
de son histoire personnelle comme constitutive de l’histoire
nationale. Faire lien entre ces étrangers qui ont contribués
à l’effort militaire, économique et solidaire
de la France sans avoir nécessairement la qualité
de citoyen, pour faire peuple.
Vous avez un témoignage, vous êtes passionnés
par ce sujet, contactez-nous
: ancrages@free.fr