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AncrAges est née de l’intérêt commun d’un certain nombre
de personnes
concernées par le patrimoine lié aux migrations et plus largement
aux liens historiques qui lie la France et l’Europe à leurs anciennes
colonies. Cette réappropriation complexe du passé colonial marque
la fin du « tabou » longuement évoquée par les historiens concernant
cette période. AncrAges s’inscrit dans ce mouvement social qui milite
pour une relecture critique de l’histoire de la colonisation et conjointement
à la patrimonialisation des représentations matérielles (historiographiques)
et abstraite de la même période. L’enjeu d’une histoire de la colonisation
sui generis n’est pas seulement de repenser sous des angles nouveaux
l’imposition coloniale mais aussi de réintégrer les processus colonial
et migratoire dans une histoire nationale qui se contente trop souvent
de les rejeter à la marge. Elle est née du constat qu’à Marseille,
dans les Bouches-du-Rhône, comme sur l’ensemble de la région PACA,
les occasions sont trop rares, les initiatives trop dispersées, qui
favorisent les échanges autour d’évènements culturels et pédagogiques
oeuvrant pour une meilleure connaissance du patrimoine commun sans
folklorisation. Le réseau de distribution commercial des productions
culturelles et notamment cinématographiques et télévisuelles offre
peu d’occasions de valoriser ce patrimoine, qui fixe pourtant un point
d’ancrage essentiel du vivre ensemble et de la citoyenneté. C’est
en s’appuyant sur cet ancrage patrimonial que l’association souhaite
développer ses activités.
Ces objectifs sont :
D’œuvrer pour le développement
équitable des savoirs sur les migrations ;
De produire et diffuser des réalisations
culturelles,
des études et recherches actions sur la présence des minorités
en France (expositions, colloques, documentaires, études…etc.)
;
De concevoir et diffuser des outils pédagogiques permettant
d’appréhender les questions relatives à la diversité culturelle;
D’animer des séances de formation
relatives à la connaissance du processus migratoire et
à la diversité culturelle ;
De proposer des actions de médiations interculturelles,
d’expertise et de diagnostic sur les questions migratoires et
de la diversité auprès des pouvoirs publics.
AncrAges fait le pari qu’il est possible d’aborder les
questions relatives à l’immigration autrement qu’à
travers l’achat de la paix sociale, autour de différents
évènements culturels et notamment sur le thème
de la mémoire migratoire et coloniale et de faire ainsi mieux
connaître et partager la culture et la vie des migrants ou de
leurs descendants. Parallèlement, l’intérêt
pour cette période trouve son prolongement naturel au sein
des différents projets pédagogiques tels que ceux développés
au sein des établissements du secondaire (collèges et
lycées) qui souvent n’abordent que la rencontre initiale
(l’expansion coloniale de la 3ème République)
et son dénouement (les décolonisations).
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Migrations post-coloniales, Patrimoine et Citoyenneté…
Le patrimoine qui constitue l'identité d'un pays, d'un groupe, d'un individu est devenu, aujourd’hui, inépuisable: patrimoine archéologique, industriel, urbain, rural, maritime, mais aussi littéraire, cinématographique, culinaire ou vestimentaire. Avant d'examiner en quoi et comment la pédagogie du patrimoine contribue à développer la tolérance, le civisme et à lutter contre l'exclusion sociale, il convient de rappeler que le patrimoine est un enjeu parce qu'il est la trace matérielle d'une histoire et un AncrAge de la mémoire. La démocratisation du patrimoine doit permettre aux différentes composantes de la Nation, non seulement la découverte du sens et du patrimoine présents dans leur environnement immédiat et qui le plus souvent leurs sont étrangers, mais également la valorisation du patrimoine de leur groupe d'appartenance et de ses empreintes dans le patrimoine national du fait d'une histoire commune, parfois conflictuelle en raison de la colonisation, de conflits armés ou de périodes d'occupation. Approche sensible et savoirs construits vont contribuer à la découverte d'un héritage partagé et d'une identité commune, au-delà des frontières nationales.
On se dirige davantage aujourd’hui vers une conception «
intégrée » du patrimoine, comprenant à
la fois, et de façon indissociable, des éléments
matériels et immatériels, des éléments
dits « culturels » et « naturels », d’une
façon telle qu’il devient difficile de distinguer les
patrimoines culturels de la culture tout court, elle-même
particulièrement rebelle aux définitions juridiques.
Non seulement faut-il dégager ce que l’on entend par
« culture », mais aussi ce que signifie « patrimoine », alors que les deux tendent à se confondre. D’ailleurs,
le plus important, ici, est moins de déterminer précisément
ce que sont les patrimoines culturels, que de poser les libertés
individuelles et les droits en termes d’accès et de
participation qui s’y rapportent.
A l’heure où les pouvoirs publics semblent avoir pris conscience de l’importance symbolique d’un lieu de mémoire qui verrait la République reconnaître les apports des étrangers dans l’histoire de la Nation, il apparaît important que notre association soit partie prenante du développement équitable des savoirs sur les migrations. A ce titre, nous avons participé aux premières mobilisations associatives, en faveur d’un lieu de mémoire pour les travailleurs migrants en hommage à leur contribution au développement économique du pays. Pour amorcer son action AncrAges répond, à la proposition de la cité nationale de l’immigration de coproduction d’une partie du programme de ses futures expositions. Les membres d’AncrAges ont décidé de prendre part à ce projet national pour que ces savoirs impliquent dores et déjà les migrants eux-mêmes. A l’image des gares, des ports et autres lieux sensibles, les lieux d’hébergement que constituent les foyers de travailleur migrant révèlent une part essentiel de l’histoire de l’immigration post-coloniale en France. Nous connaissons l’univers des FTM, foyer de travailleurs migrants, non pour y avoir vécu mais pour en connaître les résidants. Nous souhaitons mettre à l’honneur les résidants des Foyers de Travailleurs Migrants, comme objet de patrimoine intégré, avant leur disparition, en hommage à ceux qui en ont constitué pendant plus d’un demi-siècle le public principal, les travailleurs migrants. Ce projet s’inscrit dans l’esprit d’un développement équitable des savoirs sur l’immigration mais développe également une démarche de solidarité en direction des vieux migrants, à travers l’écoute et le recueil des récits de vies.
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AncrAges souhaite développer ses projets en lien avec les
services publics du patrimoine et les associations oeuvrant dans le
même champs. Notre démarche s’enrichit des contributions
d’autres acteurs.
Les Sites liens sur l’histoire et le patrimoine
des migrations
Concevoir le patrimoine comme l’occasion d’une rencontre
et d’une médiation entre les cultures, où chaque
maillon est interdépendant…De la source au passage
au patrimoine collectif (Musée, archives, collections publiques)
et enfin, au retour valorisé à la source première.
www.musee-europemediterranee.org/
www.approches.fr
www.halshs.archives-ouvertes.fr
www.generiques.org
www.histoire-immigration.fr
www.espace.asso.fr
www.confluences-mediterranee.com
www.cine3mondes.com
www.ciemi.org
Les financeurs
L’association AncrAges reçoit depuis mai 2005 le soutien
financier du Conseil Régional PACA, de la ville de Marseille
et du FASILD (fonds d’action sociale pour l’intégration
et la lutte contre les discriminations). Ce dernier est devenu l’ACSE
(agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité
des chances).
www.lacse.fr ou
La Région PACA :

La Ville de Marseille :
Le Conseil Général des Bouches du Rhône est
également sollicité pour la suite de nos actions.
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